LE « FAIRE » PLUTÔT QUE LE « SAVOIR », UNE SOLUTION POUR LES 16 25 ANS SORTIS DU SYSTÈME ÉDUCATIF

ImpressionIls sont jeunes, ils ont entre 16 et 25 ans, beau ou moche peu importe, ils ont un point commun, ils sont dans le non-man land de la vie. Ils ne sont pas pour autant immigrés ni même en situation irrégulière. Leur risque ne se situe pas dans une probable reconduite à la frontière et pourtant certains sont au bord du gouffre. Qui sont-ils alors?

 

 

La réponse est simple et terrifiante, ce sont des jeunes qui pour différentes raisons sont exclus du système éducatif. La France compte aujourd’hui près de 800 000 de ces  jeunes qui se retrouve sans qualification, sans travail et surtout sans possibilité de donner de sens à leur vie. Parce que tout au long de leur scolarité on leur a dit tu es un idiot, tu n’arriveras rien, qu’est-ce qu’on va faire de toi mon chéri…

Il y a 5 ans la FONDATION D’AUTEUIL, qui œuvre depuis 150 ans pour venir en aide aux familles et enfants laissés sur le bord du chemin, prend conscience de la déshérence de cette catégorie de jeune qui sont laisser à l’abandon, car considéré comme inreclassable.

En partenariat avec la mission locale LA FONDATION D’AUTEUIL monte un projet sur sept mois qui a pour vocation de ne plus centrer le rapport à l’apprentissage sur le savoir, mais sur le faire. L’idée originale est de partir du maraîchage pour petit à petit leur redonner goût à apprendre, leur permettent de retrouver une certaine confiance en eux, à se projeter dans un avenir professionnel et de se construire un avenir qui est un sens. Le maraîchage et donc une excuse qui permet de redonner une rigueur de rythme de vie, mais aussi d’aborder des questions de mathématiques quelle quantité de semis pour quelle quantité à l’issue de cette année ils ressortent avec CQP (certification de qualification professionnelle) premier pas pour leur dire tu est capable de. 89 % de ceux qui sont entrés dans ce programme ressortent avec la qualification professionnelle. L’autre réussite du projet c’est que 70 % des jeunes qui ont entamé cette démarche ont trouvé dans les six mois une solution d’insertion.

Ce qui est innovant aussi dans ce projet c’est qu’il n’est pas le fruit de la seule volonté de la fondation d’Auteuil, mais ne qu’aux constructions avec les missions locales et avec elle ce que, Christophe Langlais, chargé des partenariats et des relations entreprises à la fondation d’Auteuil, appel les philentrepreneur, qui sont des chefs d’entreprise qui souhaite investir de l’argent pour aider le monde à se porter mieux. Un financement innovant et hybride qui fait se croiser l’argent public et l’argent des entreprises au service du bien commun.

Cette action en faveur de ces jeunes n’en est qu’une parmi bien d’autres  la maison des familles, par exemple, accueille librement et gratuitement toutes les familles qui le souhaitent. Les parents peuvent y venir avec ou sans leurs enfants, mais aussi toutes personnes ayant une responsabilité éducative. Une attention toute particulière étant prêtée aux familles en situation de vulnérabilité, confrontées à l’isolement, ou à des ruptures familiales ou de précarité. Mais ceci est une autre histoire, ceci est une autre solution et nous en reparlerons.

Patrick LONCHAMPT

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