LA COHABITATION INTERGÉNÉRATIONNELLE, PLUSIEURS PROBLÉMATIQUES, DEUX GÉNÉRATIONS, UNE SOLUTION.

316389_465244953554312_1145093690_nNée en Espagne il y a une dizaine d’années, pour répondre à la question du mal-logement, la colocation intergénérationnelle est aujourd’hui assez mal connue en France. Cependant chaque année plusieurs centaines de binômes se forment. Elle est le moyen de donner à un étudiant ou un jeune professionnel un logement décent et économe chez une personne de plus de 60 ans . Le loyer est pondéré en fonction des services rendus, allant d’une simple présence régulière à une assistance plus engageante. Trop souvent d’ailleurs la colocation intergénérationnelle est vue comme une solution pour l’étudiant, ou le jeune professionnel, mais très rarement comme une solution à destination des séniors. La colocation intergénérationnelle répond donc à plusieurs problématiques : le manque de logements étudiants, le coût des logements étudiants, la solitude des séniors, des retraites plus faibles et du niveau de vie plus bas.


9ème solution : La cohabitation… par p-lonchampt

La colocation intergénérationnelle démontre au moins une chose, nous ne sommes pas faits pour vivre seuls. Si ce mode de vie va de soi pour les étudiants qui déjà le mettent en pratique entre eux, ce n’est pas forcément le cas du côté des séniors. En effet, une personne âgée peut avoir quelques difficultés à accepter chez elle une personne plus jeune, qu’elle ne connaît pas, et lui donne déjà la perception d’un début de dépendance. La possibilité d’accueillir chez soi un étudiant est ouverte à toutes personnes à partir de 60 ans. Ensemble2générations met en avant que ce sont surtout les personnes de plus de 80 ans qui sont demandeuses ou qui seraient dans le besoin d’une présence à domicile.

Après une dizaine d’années d’existence, ce mode d’habitation partagée reste encore à la marge. On note que les milliers de binômes formés se réjouisse de cette expérience originale. Tous témoignent de la richesse occasionnée par cette rencontre et ce dialogue entre les générations. Comme dans toute relation humaine, celle-ci ne peut être durable que si l’on accepte d’être dans « le donné-recevoir ». « Le donné-recevoir » n’est possible que dans la mesure où la relation n’est pas basée sur une notion d’employabilité des étudiants. En effet dès le départ du contrat signé entre le sénior et l’étudiant fait mention que l’étudiant n’est pas là pour se substituer à des employés de maison, mais pour être une présence auprès du sénior. Les étudiants redonnent vie à une maison vide. Des fenêtres qui s’ouvrent, des portes qui se ferment ou des planchers qui grincent, sont souvent tout aussi efficientes que de longues conversations.

Au-delà de la simple question du logement se pose la question de que faisons-nous de nos parents quand ils entrent dans le grand âge ? Des associations, comme les petits frères des pauvres, disent souvent qu’une personne âgée à envieront une heure de vie sociale par jour qui se résume la plupart du temps à aller chercher le pain, le journal et faire quelques courses. Et puis, inéluctablement, elle rentre, dans son appartement et elle allume la télé. On ne peut alors qu’avoir en mémoire ces paroles de Jean-Jacques Goldman Jean-Jacques Goldman « elle met du vieux pain sur son balcon, pour attirer les moineaux les pigeons, elle vit sa vie par procuration devant son poste de télévision ».

Dans d’autres sociétés et à d’autres époques, il est, où il était courant d’accueillir chez soi les parents vieillissants. Il y a une trentaine ou une quarantaine d’années  en France de voir des familles accueillir de manière permanente ou temporaire la grand-mère ou le grand-père. L’allongement de la vie, les déménagements professionnels, l’éloignement des lieux de naissance, l’amélioration des prises en charge par la sécurité sociale et par la même occasion le développement des maisons de retraite et EHPAD, fait que nous avons délégué à la société la prise en charge de nos parents et de nos grands-parents. Le vieillissement de la population nous a fait entrer dans l’ère de la Silver économie et l’on va voir dans les années à venir se multiplie les offres à destination des séniors du troisième âge et du quatrième âge. Le film « Indian palace » qui est le pendant pour les séniors de « l’auberge espagnole » pour les jeunes est une autre voie qui commence aujourd’hui à être explorée à savoir la colocation des séniors entre eux.

Mais qu’en est-il des personnes qui rentrent dans le grand âge ? La colocation intergénérationnelle répond pour une part à cette question pour les personnes qui sont en bonne santé et indépendante, mais elle ne répond pas à la notion de dépendance. Peut-être faut-il regarder du côté de ce qui est proposé aujourd’hui par l’arche ou par Simon de Cyrène pour les personnes atteintes d’un handicape mental ou d’accident cérébral.

En France il existe plusieurs associations, ensemble2génération et l’une d’entre elles. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur http://www.ensemble2generations.com , ou vous renseigner sur le site http://www.jeunes.gouv.fr/ qui présente très clairement l’ensemble de ces associations.

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