PLANET’RSE LA SOLUTION COLLABORATIVE DE CERTIFICATION

De plus en plus d’entreprises se lancent dans la RSE, comme d’autres se sont lancés dans les années 1990 dans la normalisation ISO. Un engouement qui pose deux questions : premièrement les entreprises qui s’engagent dans cette démarche, le font-elles uniquement dans une dynamique citoyenne et responsable ou est-ce simplement un outil marketing? Deuxièmement quel est le coût pour une entreprise de se lancer dans une démarche RSE et n’est-ce pas  l’apanage des entreprises qui vont bien ? C’est à ce double questionnement, en marge de la COP21, que répond Planet’RSE, une plate-forme territoriale collaborative nantaise d’audit et de certification de la RSE. 

En 2013 Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, crée une plate-forme nationale pour la RSE. Il ne fait alors que reproduire au niveau national ce qu’il avait encouragé et accompagné à Nantes dans la criterisation de la RSE pour l’attribution de marchés publics de « Nantes métropole ». Gilles Rampillon, le président de « planet’RSE », revient sur ce travail réalisé alors par le CJD (centre des jeunes dirigeants) et affirme « c’est là qu’est née l’idée de planète RSE afin d’inoculer celle-ci au sein des entreprises et du territoire et ainsi élaborer des outils de mesure pertinents et objectifs des différents acteurs d’un secteur donné». Les 50 critères différents  retenus par « Planet’RSE » se divisent en cinq volets, critères sociaux, critères économiques, critères environnementaux, critères sociétaux, critères de gouvernance.

Planet’RSE l’entreprise auditée devient l’entreprise auditrice

l’originalité de cette plate-forme innovante se trouve dans son fonctionnement, son coût et l’engagement de ses adhérents. Le principe est simple pour une adhésion de 300 €, l’entreprise auditée devient l’entreprise auditrice et peu ainsi aller chercher chez les autres des idées et des bonnes pratiques à mettre en oeuvre dans sa propre entreprise. Cette réciprocité permet aussi de prévenir le risque de laisser des organismes privés tel que le « label Lucie », proposer des certifications coûteuses et standardisées et ainsi empêcher une entreprise de se lancer dans une démarche de certification. Selon Gilles Rampillon, elles sont souvent inabordables du point de vue des prix pour les TPE et PME, mais surtout demande un investissement humain important.

Une autre spécificité de « planet’RSE » c’est l’analyse objective et quantifiée des démarches initiées en termes de responsabilité sociétale. Dans le cas d’un audit en vue d’un appel d’offres la RSE est évaluée au niveau de la plus petite entité qui répond à cet appel. Ainsi dans le cas d’une grande entreprise qui serait répartie en filiale, antenne ou franchise, seules les données de l’établissement en charge de l’exécution du marché seront prises en compte. Gilles Rampillon précise : « cela permet ainsi d’éviter qu’une petite entreprise exerçant une activité, pour laquelle le taux d’accidents du travail est important, soit mise en comparaison avec un grand groupe dont le nombre total de salariés dilue la part des emplois à risque ».

La RSE, comme  moyen de différenciation autre que le prix !

À la question, qu’est-ce qui fait courir les entreprises vers la RSE ? Prise de conscience  ou ouverture de nouveaux marchés? Gilles Rampillon répond : « ni l’un ni l’autre, mais les deux à la fois ». Les entreprises sont d’abord mues par l’idée que l’amélioration de la qualité environnementale sociale et économique du territoire se situe au cœur des préoccupations de la collectivité, sans que pour autant elle nie la RSE, comme un moyen de différenciation autre que le prix, et plus particulièrement depuis la crise de 2008. La RSE reste aussi pour beaucoup d’entrepreneurs, un processus d’amélioration continu dans le domaine social et environnemental. Le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) initiateur du projet Planet’RSE préfère parler de « la performance globale des entreprises. »

Fort de cette idée « Planet’RSE » revendique aujourd’hui 30 membres et a déjà réalisé 15 audits, dont celui d’AUDENCIA, actuellement en cours. Gilles Rampillon précise que cette association a vocation à essaimer sur le territoire dans les années à venir. Avec Planet’RSE le dirigeant devient donc un « écoacteur » du développement durable sur le territoire, pour une performance globale de son entreprise, www.planetrse.fr, #SUNestqueledebut.

Patrick LONCHAMPT

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